Pour de nombreux Libanais, être déraciné n'est plus un événement exceptionnel. Dans ce nouvel article, Firas BouZeeddine, établit un lien entre la situation dramatique que vivent de nombreux Libanais et la culture d'impunité qui règne dans le pays. Il appelle notamment à ce que les acteurs nationaux et internationaux soient tenus responsables des violations passées et présentes.

Le 8 août, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé la Déclaration commune sur l'avenir de leurs relations. Salué par certains comme un « accord de paix historique », il ne s'agit pourtant ni d'un traité ni d'une fin au conflit du Haut-Karabakh qui dure depuis 37 ans, mais plutôt d'un cadre politique qui requiert le soutien et l'attention de la communauté internationale.

La guerre qui sévit actuellement au Moyen-Orient n’est pas un événement isolé. Elle est le fruit d’un cycle de violences qui dure depuis 75 ans, marqué par des conflits historiques, des luttes géopolitiques et des crises humanitaires. Le Liban est devenu le nouveau champ de bataille de cette histoire tragique. Jusqu’à présent, le conflit a causé des destructions massives, tué ou blessé des milliers de personnes et déplacé plus d’un million d'autres au Liban. Le pays est aujourd’hui confronté à de nombreuses questions concernant la reconstruction, les réparations pour les victimes et le type de société qui émergera au lendemain de la guerre.

Tout au long de l'année 2023, les experts de l'ICTJ ont offert leur point de vue unique sur les dernières nouvelles à travers le monde dans le cadre du Rapport mondial. Leurs commentaires perspicaces ont mis en lumière l’impact de ces événements sur les victimes de violations des droits humains ainsi que sur les luttes plus larges pour la paix et la justice. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique Choix de l'Expert.

Il y a cinq ans, en août 2018, pour marquer ses 100 jours au pouvoir, le Premier ministre arménien Pashinyan s'est adressé à un grand rassemblement sur la place de la République à Erevan pour annoncer officiellement les intentions de son gouvernement d'intégrer des mécanismes de justice transitionnelle dans le programme de réforme arménien post-révolutionnaire. Depuis lors, l’Arménie a mené une série d’initiatives de justice transitionnelle parallèlement à d’autres réformes démocratiques, et elle a réalisé des progrès limités, malgré des revers et des défis majeurs, notamment la reprise du conflit avec l’Azerbaïdjan.

Au Liban, en l'absence d'un programme d'études global, les jeunes grandissent avec une connaissance limitée de l'histoire du pays. Les jeunes veulent comprendre la guerre afin de pouvoir faire face à son héritage de violence et de divisions et faire face à la violence continue et au danger...