La guerre qui sévit actuellement au Moyen-Orient n’est pas un événement isolé. Elle est le fruit d’un cycle de violences qui dure depuis 75 ans, marqué par des conflits historiques, des luttes géopolitiques et des crises humanitaires. Le Liban est devenu le nouveau champ de bataille de cette histoire tragique. Jusqu’à présent, le conflit a causé des destructions massives, tué ou blessé des milliers de personnes et déplacé plus d’un million d'autres au Liban. Le pays est aujourd’hui confronté à de nombreuses questions concernant la reconstruction, les réparations pour les victimes et le type de société qui émergera au lendemain de la guerre.

Tout au long de l'année 2023, les experts de l'ICTJ ont offert leur point de vue unique sur les dernières nouvelles à travers le monde dans le cadre du Rapport mondial. Leurs commentaires perspicaces ont mis en lumière l’impact de ces événements sur les victimes de violations des droits humains ainsi que sur les luttes plus larges pour la paix et la justice. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique Choix de l'Expert.

L'ICTJ et le Consortium des organisations éthiopiennes des droits de l'homme ont organisé conjointement un événement national pour accroître la participation significative des victimes et de la société civile au processus de justice transitionnelle en Éthiopie. L'événement a réuni des responsables du gouvernement éthiopien et des décideurs politiques, des représentants de la société civile, des membres des médias et des parties prenantes internationales pour discuter de stratégies visant à garantir que les victimes et les préoccupations liées au genre restent au centre des efforts en cours dans le pays pour faire face aux problèmes récents et passés. la violence et ses conséquences.

Le 15 octobre, le secrétaire général des Nations unies a lancé deux appels humanitaires forts : le Hamas doit libérer les otages immédiatement et sans conditions, et Israël doit permettre à l'aide humanitaire d'entrer à Gaza sans entrave afin qu'elle puisse atteindre les civils qui en ont désespérément besoin. Le Conseil de sécurité des Nations unies a entendu mais n'a pas écouté ses paroles, tandis que les gouvernements qui ont le pouvoir de persuader les acteurs engagés dans les hostilités de respecter l'État de droit ne l'ont pas fait. Pourtant, l'impératif moral est clair et simple.