Alors que le monde commémore le troisième anniversaire de la guerre au Soudan, c'est l'occasion de réfléchir à un conflit qui reçoit rarement l'attention médiatique qu'il mérite et de penser aux millions de Soudanais pris au piège des cycles de violence.

L’ICTJ a récemment réuni des défenseurs des droits humains, des journalistes et des juristes de Libye, du Soudan, de Syrie, de Tunisie et du Yémen pour un atelier sur les enquêtes numériques à partir de sources ouvertes. Organisé du 3 au 8 novembre à Kampala, en Ouganda, ce cours a formé les participants aux outils numériques libres afin de renforcer leur travail d’enquête, de documentation et de suivi des violations des droits humains.

Les réfugiés et personnes déplacées du Soudan du Sud représentent actuellement 40 % de la population totale du pays. Pourtant, ces groupes ont été largement exclus des discussions politiques en cours concernant le processus de justice transitionnelle. Un nouveau rapport de l'ICTJ vise à faire entendre leurs points de vue et leurs attentes et à garantir leur inclusion dans la conception et la mise en œuvre du processus.

Cette étude vise à communiquer les perspectives, les attentes et les besoins des personnes déplacées du Soudan du Sud aux décideurs politiques concernés, afin d'éclairer les efforts de justice transitionnelle déployés dans le cadre de l'accord de paix revitalisé de 2018 au Soudan du S...

several women in colorful dresses crouch around an open fire pit, cooking food in a large pan.

Tout au long de l'année 2025, les experts de l'ICTJ ont proposé une analyse approfondie des conflits et des principaux développements politiques dans plus de 10 pays, dans le cadre de la lettre d'information « Rapport mondial ». Leurs commentaires ont mis en lumière les obstacles que les victimes, la société civile et leurs partenaires doivent surmonter dans leur quête d'une paix et d'une justice durables. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique « Expert’s Choice ».

Ce rapport évalue la prise en compte du genre dans la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (PJTUA). S’appuyant sur les pratiques et les travaux de recherche continentaux, il identifie des pistes d’amélioration pour les États membres de l’UA, la société civile et l...

A woman stands in the profile position in a field of green plants on a sunny day with a clear blue sky

Le 6 octobre, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef de milice Janjawid, Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (également connu sous le nom d'Ali Kushayb), coupable de 27 chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis au Darfour entre août 2003 et mars 2004. Ce verdict historique met fin aux cycles d'impunité au Soudan et envoie un message fort : ces crimes ne sont pas tolérés.

Malgré l'ampleur des défis, la société civile soudanaise et les autres acteurs concernés accordent la priorité à la justice transitionnelle, reconnaissant la nécessité de remédier aux injustices passées pour mettre fin au cycle de conflit dans leur pays. L'ICTJ continue de les soutenir dans la conception et l'élaboration de stratégies centrées sur les victimes, sensibles au genre et inclusives. A l'ICTJ, Ilaria Martorelli dirige ces efforts. Dans cet entretien, elle évoque les perspectives d'une paix durable, de responsabilisation et de réparation au Soudan.

Abuja, le 19 juin 2025 — L'Union africaine (UA) et l'Union européenne (UE), en collaboration avec le Consortium de mise en œuvre de l'Initiative pour la justice transitionnelle en Afrique (ITJA), dirigé par le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) et co-exécuté par le Fonds...

En avril dernier, le Soudan a célébré un double anniversaire : celui de la révolution de 2019 qui a renversé le régime répressif du président Omar el-Béchir, en place depuis des décennies, et celui du déclenchement en 2023 de la guerre civile qui a ravagé le pays. Ces événements contrastés sont porteurs de grands espoirs et d'une profonde douleur. Ils soulèvent également des questions pressantes : combien de temps le Soudan devra-t-il souffrir alors que l'attention du monde semble détournée ? Combien de temps encore les voix des Soudanais qui aspirent à la paix et à la justice resteront-elles marginalisées ?