Quatorze membres de la société civile syrienne se sont récemment réunis pour un atelier de cinq jours sur la facilitation communautaire et la justice transitionnelle, organisé par l'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth. Cet atelier a constitué une étape importante dans la préparation des dialogues communautaires qui se dérouleront à travers la Syrie dans les mois à venir.

Le 19 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté la loi d'amnistie pour la coexistence démocratique, qui vise à effacer la responsabilité pénale pour certains actes commis dans le pays au cours des 26 dernières années. Bien que cette loi ait suscité le débat, elle représente indéniablement une évolution significative du paysage politique vénézuélien.

Le média PassBlue a récemment interviewé Fernando Travesí-Sanz, directeur exécutif de l'ICTJ, au sujet des défis et des avancées rencontrés par l'ICTJ dans sa démarche visant à faciliter l'accès à la justice transitionnelle, menée par les victimes, en Syrie après la chute d'Assad. M. Travesí-Sanz a comparé cette expérience aux enseignements tirés de la transition post-conflit en Colombie, révélant ainsi la nature nuancée et fragile de la justice rétroactive et de la consolidation de la paix à long terme.

Tout au long de l'année 2025, les experts de l'ICTJ ont proposé une analyse approfondie des conflits et des principaux développements politiques dans plus de 10 pays, dans le cadre de la lettre d'information « Rapport mondial ». Leurs commentaires ont mis en lumière les obstacles que les victimes, la société civile et leurs partenaires doivent surmonter dans leur quête d'une paix et d'une justice durables. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique « Expert’s Choice ».

Le décès de huit femmes en couches dans un hôpital d'Agadir en août dernier a provoqué une onde de choc au Maroc. Cette nouvelle a cristallisé la colère nationale face à la dégradation des services publics, au chômage élevé persistant et à la corruption. Des années de frustration ont explosé dans les rues, des milliers de Marocains, principalement des jeunes, se rassemblant dans les villes et villages du pays pour protester et exiger des comptes et une réforme des institutions.

Ce rapport évalue la prise en compte du genre dans la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (PJTUA). S’appuyant sur les pratiques et les travaux de recherche continentaux, il identifie des pistes d’amélioration pour les États membres de l’UA, la société civile et l...

A woman stands in the profile position in a field of green plants on a sunny day with a clear blue sky

L'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth ont présenté à Damas les conclusions de leur récent rapport sur les premiers dialogues communautaires organisés en Syrie depuis la chute du régime d'al-Assad en décembre 2024. Le 7 octobre, des victimes et des membres de leurs familles, des acteurs de la société civile, des représentants des commissions de justice transitionnelle naissantes du pays, des représentants du gouvernement et des partenaires internationaux se sont réunis pour réfléchir aux enseignements tirés de ces dialogues et à la voie à suivre pour la vérité, la justice et la responsabilité en Syrie.

Malgré l'ampleur des défis, la société civile soudanaise et les autres acteurs concernés accordent la priorité à la justice transitionnelle, reconnaissant la nécessité de remédier aux injustices passées pour mettre fin au cycle de conflit dans leur pays. L'ICTJ continue de les soutenir dans la conception et l'élaboration de stratégies centrées sur les victimes, sensibles au genre et inclusives. A l'ICTJ, Ilaria Martorelli dirige ces efforts. Dans cet entretien, elle évoque les perspectives d'une paix durable, de responsabilisation et de réparation au Soudan.

L'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth ont organisé un événement à Damas le 7 octobre afin de présenter les conclusions de leur récent rapport sur les dialogues communautaires tenus en avril en Syrie et de commémorer le huitième anniversaire du projet.

Le 8 août, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé la Déclaration commune sur l'avenir de leurs relations. Salué par certains comme un « accord de paix historique », il ne s'agit pourtant ni d'un traité ni d'une fin au conflit du Haut-Karabakh qui dure depuis 37 ans, mais plutôt d'un cadre politique qui requiert le soutien et l'attention de la communauté internationale.

L'ICTJ, en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, a récemment organisé à Genève le premier dialogue international en soutien aux deux nouvelles commissions de justice syriennes. Du 10 au 11 juillet, des membres des commissions nationales pour la justice transitionnelle et pour la recherche des personnes disparues se sont joints à des représentants d'associations de victimes syriennes, ainsi qu'à des experts et praticiens du monde entier pour discuter des opportunités et des défis actuels pour la paix et la justice en Syrie, et de la meilleure façon d'aider les institutions naissantes à accomplir leur mandat et à promouvoir la reconnaissance, la vérité, la responsabilité et la réparation.

La réponse policière aux manifestations pacifiques antigouvernementales au Kenya au cours de l'année écoulée a été meurtrière et brutale. Leurs actions ont secoué le pays et confirmé les conclusions de 2013 de la Commission vérité, justice et réconciliation du Kenya selon lesquelles les forces de sécurité de l'État, en particulier la police, ont historiquement fait un usage excessif et disproportionné de la force et « ont été les principaux responsables des violations des droits humains relatifs à l'intégrité physique au Kenya, notamment des massacres, des disparitions forcées, des actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que des violences sexuelles ».

Partout en Syrie, nous continuons d'être témoins de violations des droits humains et d'abus qui vont à l'encontre des principes mêmes sur lesquels la révolution a été fondée. Les récentes violences sur la côte et à Soueida, en particulier, ont exacerbé le sentiment de peur et de méfiance déjà ressenti par de nombreuses communautés. Parallèlement, les nouvelles commissions syriennes de justice transitionnelle travaillent d'arrache-pied pour poser les bases de leur mandat. Aujourd'hui, en ce moment critique, elles doivent démontrer qu'elles sont prêtes à jouer un rôle moteur et, avant tout, à servir les victimes.

Fin avril, en Syrie, des dizaines d'habitants de plusieurs villes se sont réunis pour la première fois afin de parler enfin de leurs expériences des 14 années de conflit qui ont déchiré la société et entraîné d'innombrables violations des droits humains. Ces dialogues communautaires, organisés par l'ICTJ en partenariat avec le projet « Bridges of Truth », ont offert un espace sécurisé aux participants pour partager leurs histoires et leurs difficultés, discuter de leurs besoins et exprimer leurs espoirs de justice et de réconciliation.

Ce rapport résume les principales observations formulées par les Syriens lors de dialogues communautaires menés en avril 2025. Organisés par Bridges of Truth, une collaboration entre des organisations de la société civile syrienne et l'ICTJ, ces dialogues ont permis de recueillir un l...

Some 20 people sit in chairs around a table located inside a courtyard.

Les 10 et 11 juillet, l'ICTJ a organisé à Genève un dialogue de haut niveau réunissant des membres des nouvelles commissions syriennes de justice transitionnelle, des experts internationaux et des représentants de la société civile syrienne, d'associations de victimes et d'institutions multilatérales. Cet événement de deux jours permettront d'orienter les commissaires dans l'élaboration et la mise en œuvre de leurs mandats et de soutenir les efforts syriens visant à mettre en place des institutions transparentes et inclusives.

Le 8 juin, la Colombie a appris la triste nouvelle : Miguel Uribe Turbay, sénateur de 39 ans et candidat à la présidence pour le parti d'extrême droite Centro Democrático, a été grièvement blessé par balle. Trois semaines se sont écoulées depuis l'attaque et Uribe reste dans un état critique, tandis que les Colombiens, préoccupés par une nouvelle instabilité démocratique, sont hantés par les fantômes du passé.

Le 14 avril 2025, la Haute Cour de Johannesburg a rendu un jugement historique. Depuis son siège, dans la salle d'audience 4D, le juge Dario Dosio a rejeté les objections de la défense à l'inclusion des accusations de meurtre et d'apartheid comme crimes contre l'humanité dans l'acte d'accusation contre deux individus accusés d'une attaque meurtrière contre des étudiants militants anti-apartheid en 1982. Ce faisant, la Cour a pour la première fois ouvert la voie à des poursuites pour crimes contre l'humanité devant un tribunal sud-africain. Elle a également ouvert la voie à la toute première poursuite judiciaire dans le monde pour apartheid en tant que crime contre l'humanité.

L'ICTJ salue la création de deux nouvelles institutions indépendantes en Syrie : l'Autorité nationale pour la justice transitionnelle et l'Autorité nationale pour les personnes disparues. Créées par décret présidentiel, ces autorités représentent une avancée historique dans la reconnaissance des revendications des victimes et de leurs familles et dans la réponse formelle aux violations généralisées commises en Syrie ces dernières décennies.

L'ICTJ a annoncé la sortie numérique de son court métrage d'animation primé, qui explore le traumatisme et la résilience des familles de personnes disparues en Syrie. Après une longue tournée dans les festivals internationaux d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Nord, le film est récemment revenu en Syrie pour sa première projection. Il est désormais disponible pour le public du monde entier sur le site web et la chaîne YouTube de l'ICTJ.

En avril dernier, le Soudan a célébré un double anniversaire : celui de la révolution de 2019 qui a renversé le régime répressif du président Omar el-Béchir, en place depuis des décennies, et celui du déclenchement en 2023 de la guerre civile qui a ravagé le pays. Ces événements contrastés sont porteurs de grands espoirs et d'une profonde douleur. Ils soulèvent également des questions pressantes : combien de temps le Soudan devra-t-il souffrir alors que l'attention du monde semble détournée ? Combien de temps encore les voix des Soudanais qui aspirent à la paix et à la justice resteront-elles marginalisées ?

Depuis 2014, le conflit au Yémen a causé des centaines de milliers de morts, déplacé des millions de personnes, détruit l'économie et exacerbé la marginalisation systémique, créant l'une des pires catastrophes humanitaires au monde. Pourtant, la justice transitionnelle et la réconciliation n'occupent actuellement que peu de place sur la scène politique yéménite. Dans ce contexte, l'ICTJ a publié un nouveau rapport explorant les voies vers une paix juste et durable au Yémen.

Ce rapport explore les pistes de justice transitionnelle au Yémen, en mettant l'accent sur le vécu des victimes, la dynamique politique et les mécanismes judiciaires existants. Il examine les efforts nationaux et locaux, notamment les initiatives de médiation et de réconciliation, et ...

The sun shines into an urban courtyard of what it appears to be residential buildings.

L'ICTJ est indigné par le récent massacre en Syrie, où plus de 1 000 personnes issues de la population civile ont brutalement été tuées lors d'une nouvelle vague de violence. Ce crime effroyable souligne l'impérieuse nécessité de protéger les civils et de garantir la justice et la responsabilisation.

La chute du régime d’Assad marque le début d’une transformation attendue depuis longtemps en Syrie. Pour la première fois depuis des décennies, un espace s’est ouvert pour parler librement de justice, de responsabilité et de réconciliation. C’est un moment rempli d’incertitude et de douleur, mais aussi d’immenses espoirs.

Le 1er février 2025, l'ICTJ a organisé une réunion entre les familles des personnes disparues et des détenus et le président de transition syrien, Ahmed Al-Sharaa, et le ministre des Affaires étrangères, Asaad Al-Shaibani, au palais présidentiel de Damas. Les participants ont présenté un certain nombre de demandes urgentes spécifiques liées aux personnes disparues, tandis que le président Ahmed Al-Sharaa a souligné l'engagement du gouvernement sur cette question.

La transition du Soudan du Sud vers un régime démocratique, grâce à des élections générales très attendues et inédites depuis l'indépendance, doit encore attendre deux ans. Malgré cette dernière prolongation, le pays a franchi des étapes importantes dans son processus de justice transitionnelle.

La chute du régime de Bachar al-Assad après 53 ans de règne autoritaire marque un tournant dans la quête de justice, de paix et de respect des droits humains. Si cette transition ouvre la voie à de nouvelles possibilités, elle souligne également les immenses obstacles et responsabilités qui nous attendent.

Le domaine de la justice transitionnelle reconnaît de plus en plus l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial dans les contextes de violations massives des droits humains. Malgré une sensibilisation et un plaidoyer croissants au niveau politique mondial, le domaine manque toutefois d’une approche systématique de la question. Un nouveau rapport de l’ICTJ contribue à cette approche.

Le domaine de la justice transitionnelle reconnaît de plus en plus l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS) dans les contextes de violations massives des droits humains. Malgré une sensibilisation et un plaidoyer croissants au niveau mondial, le domaine manq...

an image of colorful painting featuring a young girl

Au lendemain d'élections présidentielles controversées, des Vénézuéliens de tous horizons sont descendus dans la rue pour exprimer leur méfiance collective à l’égard des résultats officiels, leur indignation face à la grave crise économique et politique que traverse leur pays et leur demande de changement radical. Pendant un bref instant, leur nombre et l’unité de leurs voix ont laissé espérer qu’une fenêtre d’opportunité s’était ouverte pour un véritable changement. Dans les pays confrontés à des violations massives des droits humains, il arrive parfois qu’une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour que la société se rassemble et trace un chemin vers la paix et la justice. Malheureusement, de telles fenêtres ne restent pas ouvertes indéfiniment.

Près de huit ans après le départ de l’ancien président gambien Yahya Jammeh du pouvoir, le pays cherche toujours à obtenir justice pour les violations des droits humains commises pendant ses 22 ans de dictature. En mai 2023, le ministère de la Justice a publié un plan visant à mettre en œuvre les recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations du pays. Si le plan promet de rendre justice et de réparer les torts causés, pour avoir l’effet escompté, il nécessite une large participation du public au processus, en particulier celle des jeunes. Dans cet esprit, l’ICTJ s’est associé au Fonds pour la consolidation de la paix des Nations Unies dans le cadre d’un projet visant à encourager la jeunesse gambienne à jouer un rôle de premier plan dans ce processus et dans l’avenir du pays.

L'ICTJ plaide pour l'inclusion de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS ) dans toutes les initiatives de justice transitionnelle et entreprend des recherches sur les meilleures pratiques dans ce domaine. Virginie Ladisch, experte principale de l'ICTJ, dirige ce travail. Elle est l'auteure principale du prochain rapport, « La recherche du bien-être des personnes » : intégration d'une approche psychosociale à la justice transitionnelle . Dans cette interview, Ladisch discute de l'importance de la SMSPS pour la justice transitionnelle et de son travail sur le sujet.

Le mois dernier, les États-Unis ont officiellement célébré le 19 juin pour la quatrième fois depuis que le président Joe Biden l'a déclaré jour férié fédéral en 2021. Les commémorations sont l'occasion de reconnaître les étapes passées et de réfléchir à leur pertinence pour le présent. Dans l’esprit de Juneteenth, il est important de souligner et de célébrer les victoires et les progrès accomplis dans la réalisation de la promesse de liberté pour tous.

En février 2024, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a organisé un événement à Séoul, en Corée du Sud, marquant le 10e anniversaire de la publication du rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée. Ruben Carranza, expert principal du ICTJ, a pris la parole lors de l'événement et a discuté des leçons tirées des formes non judiciaires de responsabilité. Dans cet entretien, il explique pourquoi une approche plus large de la justice transitionnelle est nécessaire et comment les mesures de justice transitionnelle peuvent contribuer à promouvoir la paix et une éventuelle réunification dans la péninsule.

Les 5 et 6 juin 2024, l'Union africaine (UA) et l'Union européenne (UE) ont accueilli la quatrième édition du séminaire d'experts UA-UE sur la justice transitionnelle à Bruxelles, en Belgique. Le consortium mettant en œuvre l'Initiative pour la justice transitionnelle en Afrique, dirigé par l'ICTJ, a contribué à l'organisation de l'événement. Le séminaire a exploré la manière dont les processus de transition peuvent transformer la vie des individus, les relations sociétales et les institutions étatiques dysfonctionnelles.

Le mot arabe « Zyara » signifie « visite » en français. La série documentaire Zyara adopte une approche innovante et profondément personnelle de la narration en vue de favoriser une guérison sociale et émotionnelle collective. À travers des rencontres sincères, il dresse les portraits poétiques de quatre réfugiés yéménites vivant à Oman, dont un avocat et militant des droits humains, un employé de restaurant, un champion d'arts martiaux et un homme d'affaires. En racontant leurs histoires et en célébrant l'esprit de résilience du peuple yéménite, le projet Zyara cherche à sensibiliser et à préserver la vérité et la mémoire.

Au lendemain d'un conflit armé ou d'une répression, les communautés luttent souvent pour reconstruire les relations sociales qui ont été endommagées ou détruites par la violence et les abus. La justice réparatrice peut jouer un rôle précieux dans ces sociétés, en réunissant les personnes qui ont été lésées par des crimes et les individus responsables de ces dommages, souvent sous la forme d'un dialogue, pour traiter de l'infraction et de ses conséquences. Un nouveau rapport de recherche de l'ICTJ offre un aperçu et des conseils sur l'utilisation d'un cadre de justice réparatrice pour répondre aux violations massives et graves des droits humains, en s'appuyant principalement sur les expériences de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tunisie et de la région Bangsamoro aux Philippines.

Ce rapport de recherche offre des conseils sur l'application d'un cadre de justice réparatrice dans des contextes de violations massives des droits de l'Homme, et présente les avantages et défis d'une telle pratique. Basée sur l'expérience de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tun...

A man and audience member holds his phone to record proceedings of panel on the stage in front of him.

Le 13 février 2024, l'exposition interactive « S'il y a la vérité, il y a l'avenir » a été inaugurée au Centre pour la mémoire, la paix et la réconciliation de Bogotá. Dans le cadre des activités de sensibilisation culturelle et éducative post-fermeture de la Commission de la vérité en Colombie, l'exposition vise à informer les colombiens de toutes les générations des conclusions de la Commission et à les inciter à prendre des mesures pour prévenir une résurgence du conflit.

Le 29 février 2024, le Comité technique mixte Gambie-Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a tenu sa réunion inaugurale sur la création d'un tribunal hybride chargé de demander des comptes aux personnes responsables des violations flagrantes des droits humains commises dans le pays entre juillet 1994 et janvier 2017 sous la dictature de l’ancien président Yahya Jammeh. Un tel tribunal internationalisé offre l’opportunité de responsabiliser pénalement les victimes et la société gambienne dans son ensemble. Il s'agit également de la dernière étape du parcours de justice transitionnelle de la Gambie.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues du Kenya le 27 janvier après le meurtre horrible de plus d'une douzaine de femmes pour dénoncer la violence à l'égard des femmes et exiger que des mesures soient prises pour y mettre fin. Les manifestants se sont ensuite rassemblés à Nairobi le 14 février pour une veillée de la Saint-Valentin en hommage aux plus de 30 femmes assassinées dans le pays jusqu'à présent cette année et pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il déclare le fémicide et la violence à l'égard des femmes une urgence nationale et qu'il établisse une commission pour y remédier. crimes et briser ainsi le cycle de l’impunité. Ces efforts sont louables et inspirants. Cependant, les violences physiques et sexuelles contre les femmes et les féminicides – parfois perpétrés par des agents des forces de l'ordre censés les protéger, comme le prévoit la Constitution kenyane de 2010 – persistent au Kenya depuis des décennies.

L'Organisation afghane des droits de l'homme et de la démocratie (AHRDO), partenaire de l'ICTJ, a récemment ouvert un nouveau musée virtuel et base de données dédiée aux victimes afghanes du conflit et des violations des droits de l'homme. " La Maison de la mémoire de l'Afghanistan " préserve non seulement la mémoire de ces victimes, mais contribue également à ouvrir la voie à la vérité et à la justice. Pour lancer le musée virtuel, l'ICTJ et l'AHRDO ont organisé conjointement une table ronde sur la mémorialisation, moderé par la journaliste de la BBC Lyse Doucet, dans le bureau de l'ICTJ à New York en décembre dernier.

Le 28 novembre 2023, l'ICTJ a organisé un dialogue international à Bogota, en Colombie, pour partager des stratégies innovantes visant à faire progresser les droits des victimes à réparation pour violations des droits humains et à établir des politiques de développement davantage centrées sur les victimes. La réunion a également marqué le lancement officiel du nouveau rapport de l'ICTJ – Faire progresser les droits des victimes et reconstruire des communautés justes, stratégies locales pour obtenir des réparations dans le cadre du développement durable – qui présente les résultats d'une étude comparative de deux ans sur les efforts locaux en Colombie, en Gambie, la Tunisie et l’Ouganda pour avancer les réparations.

Ce document d'information examine l'approche adoptée par la Commission de verité et dignité tunisienne pour enquêter sur les crimes de corruption de l'ère de la dictature de Ben Ali et identifier les institutions et les individus responsables, et si elle a jeté les bases de la respons...

First page of the briefing paper The Truth About Corruption

L'ICTJ est heureux d'annoncer les gagnants de son concours d'écriture "Outre-mer". Dans ce document, des jeunes originaires ou résidant actuellement au Liban, en Libye ou en Tunisie et ayant quitté leur pays d'origine pour des raisons politiques ou socio-économiques ont été invités à partager leurs expériences personnelles de migration sous la forme d'un court témoignage écrit.

Tout au long de l'année 2023, les experts de l'ICTJ ont offert leur point de vue unique sur les dernières nouvelles à travers le monde dans le cadre du Rapport mondial. Leurs commentaires perspicaces ont mis en lumière l’impact de ces événements sur les victimes de violations des droits humains ainsi que sur les luttes plus larges pour la paix et la justice. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique Choix de l'Expert.

Cette étude comparative examine les stratégies utilisées par les acteurs locaux pour aider à opérationnaliser les réparations pour les victimes de violations généralisées des droits de l'homme, tout en soulignant les synergies entre ces efforts et le développement durable. Il s'appuie...

A women in colorful African dress holds a megaphone to her mouth

L'Union africaine et l'Union européenne ont officiellement lancé un projet de trois ans pour soutenir les États membres de l'UA dans leur intégration de la politique de justice transitionnelle de l'Union africaine et la mise en œuvre de processus de justice transitionnelle au niveau national. Le projet, baptisé Initiative pour la justice transitionnelle en Afrique, sera mis en œuvre par un consortium de trois organisations dirigé par le Centre international pour la justice transitionnelle, l'African Transitional Justice Legacy Fund et le Centre pour l'étude de la violence et de la réconciliation.

Le Centre International pour la Justice Transitionnelle (ICTJ) a le plaisir d’annoncer « Outre-mer » : un concours d’écriture destiné aux jeunes ayant 35 ans au plus, originaires de ou résidant actuellement au Liban, en Libye ou en Tunisie, pour partager leurs expériences personnelles de la migration dans un court témoignage écrit.