Le 6 octobre, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef de milice Janjawid, Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (également connu sous le nom d'Ali Kushayb), coupable de 27 chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis au Darfour entre août 2003 et mars 2004. Ce verdict historique met fin aux cycles d'impunité au Soudan et envoie un message fort : ces crimes ne sont pas tolérés.

Malgré l'ampleur des défis, la société civile soudanaise et les autres acteurs concernés accordent la priorité à la justice transitionnelle, reconnaissant la nécessité de remédier aux injustices passées pour mettre fin au cycle de conflit dans leur pays. L'ICTJ continue de les soutenir dans la conception et l'élaboration de stratégies centrées sur les victimes, sensibles au genre et inclusives. A l'ICTJ, Ilaria Martorelli dirige ces efforts. Dans cet entretien, elle évoque les perspectives d'une paix durable, de responsabilisation et de réparation au Soudan.

L'ICTJ et ses partenaires du projet Bridges of Truth ont organisé un événement à Damas le 7 octobre afin de présenter les conclusions de leur récent rapport sur les dialogues communautaires tenus en avril en Syrie et de commémorer le huitième anniversaire du projet.

Le 8 août, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé la Déclaration commune sur l'avenir de leurs relations. Salué par certains comme un « accord de paix historique », il ne s'agit pourtant ni d'un traité ni d'une fin au conflit du Haut-Karabakh qui dure depuis 37 ans, mais plutôt d'un cadre politique qui requiert le soutien et l'attention de la communauté internationale.

Dans un article publié pour la première fois dans El Periodico, la journaliste Andrea López-Tomas dresse un portrait intime des femmes libanaises qui, contre toute attente, continuent de rechercher leurs proches disparus, un demi-siècle après le début de la guerre civile.

Dans le cadre d'un processus de justice transitionnelle, les commissions vérité sont des mécanismes essentiels pour clarifier le passé et garantir les droits des victimes. Avec plus de 50 commissions vérité à travers le monde, elles conservent leur pertinence dans des contextes de plu...

Cover of the book Una mirada a la Comisión de la Verdad de Colombia

L'ICTJ, en collaboration avec le Centre pour l'intégrité des médias des Amériques, le Centre Cyrus R. Vance pour la justice internationale et le Barreau de New York, a récemment organisé la projection du documentaire Después del Frío (« Après le froid »). Coproduit par l'ICTJ et la journaliste colombienne María Jimena Duzán, avec le soutien des ambassades de Suède et de Norvège en Colombie, le film dresse le portrait intime d'une nation en quête de guérison et de transformation, où les cicatrices du passé laissent place à l'espoir.

Cette année, la Colombie commémore le 20e anniversaire de la loi 975, qui a instauré le premier processus de justice transitionnelle du pays, appelé Justicia y Paz (ou Justice et Paix). À cette occasion, et alors que le gouvernement actuel collabore avec huit des groupes armés dans le cadre de sa stratégie de « Paix totale », l'ICTJ s'est récemment associé aux producteurs de podcasts Sillón Estudios pour créer une série en quatre parties visant à explorer le processus de paix et en tirer les principaux enseignements.

L'ICTJ, en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, a récemment organisé à Genève le premier dialogue international en soutien aux deux nouvelles commissions de justice syriennes. Du 10 au 11 juillet, des membres des commissions nationales pour la justice transitionnelle et pour la recherche des personnes disparues se sont joints à des représentants d'associations de victimes syriennes, ainsi qu'à des experts et praticiens du monde entier pour discuter des opportunités et des défis actuels pour la paix et la justice en Syrie, et de la meilleure façon d'aider les institutions naissantes à accomplir leur mandat et à promouvoir la reconnaissance, la vérité, la responsabilité et la réparation.

La réponse policière aux manifestations pacifiques antigouvernementales au Kenya au cours de l'année écoulée a été meurtrière et brutale. Leurs actions ont secoué le pays et confirmé les conclusions de 2013 de la Commission vérité, justice et réconciliation du Kenya selon lesquelles les forces de sécurité de l'État, en particulier la police, ont historiquement fait un usage excessif et disproportionné de la force et « ont été les principaux responsables des violations des droits humains relatifs à l'intégrité physique au Kenya, notamment des massacres, des disparitions forcées, des actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que des violences sexuelles ».