Malgré les efforts déployés par le passé pour élaborer une politique nationale de justice transitionnelle, l'Ukraine demeure excessivement prudente quant à sa mise en place. Ce rapport apporte des arguments solides justifiant la relance d'une politique globale de justice transitionnel...

A women holds up an infant in the air on sunny day outdoors, surrounded by yellow and blue balloons

Un nouveau rapport de l'ICTJ appelle à redynamiser l'élaboration d'une politique holistique en matière de justice transitionnelle en Ukraine. En démystifiant les idées reçues les plus courantes sur la justice transitionnelle en Ukraine, ce rapport présente les principaux arguments juridiques, politiques et centrés sur les victimes en faveur de la mise en place d'un tel cadre.

Tout au long de l'année 2025, les experts de l'ICTJ ont proposé une analyse approfondie des conflits et des principaux développements politiques dans plus de 10 pays, dans le cadre de la lettre d'information « Rapport mondial ». Leurs commentaires ont mis en lumière les obstacles que les victimes, la société civile et leurs partenaires doivent surmonter dans leur quête d'une paix et d'une justice durables. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique « Expert’s Choice ».

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues du Kenya le 27 janvier après le meurtre horrible de plus d'une douzaine de femmes pour dénoncer la violence à l'égard des femmes et exiger que des mesures soient prises pour y mettre fin. Les manifestants se sont ensuite rassemblés à Nairobi le 14 février pour une veillée de la Saint-Valentin en hommage aux plus de 30 femmes assassinées dans le pays jusqu'à présent cette année et pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il déclare le fémicide et la violence à l'égard des femmes une urgence nationale et qu'il établisse une commission pour y remédier. crimes et briser ainsi le cycle de l’impunité. Ces efforts sont louables et inspirants. Cependant, les violences physiques et sexuelles contre les femmes et les féminicides – parfois perpétrés par des agents des forces de l'ordre censés les protéger, comme le prévoit la Constitution kenyane de 2010 – persistent au Kenya depuis des décennies.