Le 25 mars 2026, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution reconnaissant l'esclavage des Africains comme le crime le plus grave contre l'humanité. Cette résolution fait partie intégrante, voire constitue l'aboutissement, d'une initiative plus large menée par les États africains en faveur de réparations pour les injustices historiques, notamment la traite transatlantique des esclaves, le colonialisme, l'apartheid et le génocide.

Alors que le monde commémore le troisième anniversaire de la guerre au Soudan, c'est l'occasion de réfléchir à un conflit qui reçoit rarement l'attention médiatique qu'il mérite et de penser aux millions de Soudanais pris au piège des cycles de violence.

L’ICTJ a récemment réuni des défenseurs des droits humains, des journalistes et des juristes de Libye, du Soudan, de Syrie, de Tunisie et du Yémen pour un atelier sur les enquêtes numériques à partir de sources ouvertes. Organisé du 3 au 8 novembre à Kampala, en Ouganda, ce cours a formé les participants aux outils numériques libres afin de renforcer leur travail d’enquête, de documentation et de suivi des violations des droits humains.

Les réfugiés et personnes déplacées du Soudan du Sud représentent actuellement 40 % de la population totale du pays. Pourtant, ces groupes ont été largement exclus des discussions politiques en cours concernant le processus de justice transitionnelle. Un nouveau rapport de l'ICTJ vise à faire entendre leurs points de vue et leurs attentes et à garantir leur inclusion dans la conception et la mise en œuvre du processus.

Cette étude vise à communiquer les perspectives, les attentes et les besoins des personnes déplacées du Soudan du Sud aux décideurs politiques concernés, afin d'éclairer les efforts de justice transitionnelle déployés dans le cadre de l'accord de paix revitalisé de 2018 au Soudan du S...

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Tout au long de l'année 2025, les experts de l'ICTJ ont proposé une analyse approfondie des conflits et des principaux développements politiques dans plus de 10 pays, dans le cadre de la lettre d'information « Rapport mondial ». Leurs commentaires ont mis en lumière les obstacles que les victimes, la société civile et leurs partenaires doivent surmonter dans leur quête d'une paix et d'une justice durables. Dans cette édition, nous revenons sur l'année écoulée à travers la rubrique « Expert’s Choice ».

Le 28 juillet 2025, le Conseil régional d'État somalien a adopté une résolution désignant le 6 avril comme Journée de commémoration des victimes, reconnaissant officiellement les personnes ayant subi des violences et des violations des droits humains dans la région Somali en Éthiopie. Depuis des années, les victimes et les acteurs de la société civile, avec le soutien de l'ICTJ et d'autres partenaires internationaux, plaident sans relâche pour cette reconnaissance, qui marque une étape importante sur la voie de la responsabilité et de la réparation en Éthiopie.

Le décès de huit femmes en couches dans un hôpital d'Agadir en août dernier a provoqué une onde de choc au Maroc. Cette nouvelle a cristallisé la colère nationale face à la dégradation des services publics, au chômage élevé persistant et à la corruption. Des années de frustration ont explosé dans les rues, des milliers de Marocains, principalement des jeunes, se rassemblant dans les villes et villages du pays pour protester et exiger des comptes et une réforme des institutions.

Ce rapport évalue la prise en compte du genre dans la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (PJTUA). S’appuyant sur les pratiques et les travaux de recherche continentaux, il identifie des pistes d’amélioration pour les États membres de l’UA, la société civile et l...

A woman stands in the profile position in a field of green plants on a sunny day with a clear blue sky

Le 6 octobre, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef de milice Janjawid, Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman (également connu sous le nom d'Ali Kushayb), coupable de 27 chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis au Darfour entre août 2003 et mars 2004. Ce verdict historique met fin aux cycles d'impunité au Soudan et envoie un message fort : ces crimes ne sont pas tolérés.