L’ICTJ a récemment réuni des défenseurs des droits humains, des journalistes et des juristes de Libye, du Soudan, de Syrie, de Tunisie et du Yémen pour un atelier sur les enquêtes numériques à partir de sources ouvertes. Organisé du 3 au 8 novembre à Kampala, en Ouganda, ce cours a formé les participants aux outils numériques libres afin de renforcer leur travail d’enquête, de documentation et de suivi des violations des droits humains.

Du 25 mai au 1er juin 2025, l'ICTJ a organisé une série de dialogues communautaires dans trois régions rurales de Gambie sur les violences sexistes et sexuelles, y compris les crimes commis sous la dictature de Yahya Jammeh. Ces dialogues ont réuni 122 personnes, dont des leaders communautaires, des victimes et des jeunes, afin de partager leurs expériences et discuter des voies de justice.

À l’ère de la transformation technologique, il est essentiel de développer des stratégies numériques pour documenter les violations des droits humains, analyser les données à des fins de reddition de comptes ou de réparations, et défendre les droits fondamentaux en ligne en toute sécurité. C'est particulièrement le cas dans les contextes où les victimes, les acteurs des droits humains et les membres des médias vivent dans la peur. À cette fin, l’ICTJ a récemment organisé des formations pour les militants des droits humains dans les pays touchés par des conflits sur les outils d’enquête open source pour les aider à faire leur travail plus efficacement.

Le domaine de la justice transitionnelle reconnaît de plus en plus l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS) dans les contextes de violations massives des droits humains. Malgré une sensibilisation et un plaidoyer croissants au niveau mondial, le domaine manq...

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Au lendemain d'élections présidentielles controversées, des Vénézuéliens de tous horizons sont descendus dans la rue pour exprimer leur méfiance collective à l’égard des résultats officiels, leur indignation face à la grave crise économique et politique que traverse leur pays et leur demande de changement radical. Pendant un bref instant, leur nombre et l’unité de leurs voix ont laissé espérer qu’une fenêtre d’opportunité s’était ouverte pour un véritable changement. Dans les pays confrontés à des violations massives des droits humains, il arrive parfois qu’une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour que la société se rassemble et trace un chemin vers la paix et la justice. Malheureusement, de telles fenêtres ne restent pas ouvertes indéfiniment.

Près de huit ans après le départ de l’ancien président gambien Yahya Jammeh du pouvoir, le pays cherche toujours à obtenir justice pour les violations des droits humains commises pendant ses 22 ans de dictature. En mai 2023, le ministère de la Justice a publié un plan visant à mettre en œuvre les recommandations de la Commission vérité, réconciliation et réparations du pays. Si le plan promet de rendre justice et de réparer les torts causés, pour avoir l’effet escompté, il nécessite une large participation du public au processus, en particulier celle des jeunes. Dans cet esprit, l’ICTJ s’est associé au Fonds pour la consolidation de la paix des Nations Unies dans le cadre d’un projet visant à encourager la jeunesse gambienne à jouer un rôle de premier plan dans ce processus et dans l’avenir du pays.

Au lendemain d'un conflit armé ou d'une répression, les communautés luttent souvent pour reconstruire les relations sociales qui ont été endommagées ou détruites par la violence et les abus. La justice réparatrice peut jouer un rôle précieux dans ces sociétés, en réunissant les personnes qui ont été lésées par des crimes et les individus responsables de ces dommages, souvent sous la forme d'un dialogue, pour traiter de l'infraction et de ses conséquences. Un nouveau rapport de recherche de l'ICTJ offre un aperçu et des conseils sur l'utilisation d'un cadre de justice réparatrice pour répondre aux violations massives et graves des droits humains, en s'appuyant principalement sur les expériences de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tunisie et de la région Bangsamoro aux Philippines.

Ce rapport de recherche offre des conseils sur l'application d'un cadre de justice réparatrice dans des contextes de violations massives des droits de l'Homme, et présente les avantages et défis d'une telle pratique. Basée sur l'expérience de la Colombie, de la Sierra Leone, de la Tun...

A man and audience member holds his phone to record proceedings of panel on the stage in front of him.

Le 29 février 2024, le Comité technique mixte Gambie-Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a tenu sa réunion inaugurale sur la création d'un tribunal hybride chargé de demander des comptes aux personnes responsables des violations flagrantes des droits humains commises dans le pays entre juillet 1994 et janvier 2017 sous la dictature de l’ancien président Yahya Jammeh. Un tel tribunal internationalisé offre l’opportunité de responsabiliser pénalement les victimes et la société gambienne dans son ensemble. Il s'agit également de la dernière étape du parcours de justice transitionnelle de la Gambie.

L'Organisation afghane des droits de l'homme et de la démocratie (AHRDO), partenaire de l'ICTJ, a récemment ouvert un nouveau musée virtuel et base de données dédiée aux victimes afghanes du conflit et des violations des droits de l'homme. " La Maison de la mémoire de l'Afghanistan " préserve non seulement la mémoire de ces victimes, mais contribue également à ouvrir la voie à la vérité et à la justice. Pour lancer le musée virtuel, l'ICTJ et l'AHRDO ont organisé conjointement une table ronde sur la mémorialisation, moderé par la journaliste de la BBC Lyse Doucet, dans le bureau de l'ICTJ à New York en décembre dernier.